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La CONFEMEN et l’OIF ensemble pour une éducation francophone équitable et de qualité
Date : 25 mai 2018

Auteur :

Crédit photo C.Nkoa/Groupe Média TFO

(de gauche à droite)
Adama Ouane, Administrateur de l’OIF
Catherine Boucher, Organisation internationale de la francophonie (OIF),  Attachée de programme – Bureau de Moncton, Canada
Ma-Umba Mabiala, Directeur de l’Education et de la Jeunesse – Organisation internationale de la Francophonie

Plus ancienne institution francophone, la CONFEMEN (Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie) s’établit à Bathurst au Nouveau Brunswick du 20 au 24 mai. À cette occasion, ce ne sont pas moins de 44 états et leurs ministres qui se réunissent pour s’entretenir sur l’avenir de l’éducation francophone dans le monde.

Présente à cette 58ème session ministérielle, l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) travaille en étroite collaboration avec la CONFEMEN.

Adama Ouane, Administrateur de l’OIF, revient sur les missions d’éducation discutées cette semaine à Bathurst (NB) :

Quel est le rôle de l’OIF par rapport à la CONFEMEN et à ses pays membres ?

“L’éducation francophone fait partie des grandes missions de l’OIF, et c’est dans ce cadre que nous collaborons avec la CONFEMEN. Nous nous soutenons mutuellement et travaillons ensemble sur de nombreux projets car l’éducation francophone est avant tout un travail qui doit être mené ensemble par toute notre communauté.”

La petite enfance et l’éducation préscolaire sont les enjeux forts des discussions de cette semaine, pourquoi se pencher particulièrement sur cette période ?

“Nous devons tous nous rapprocher de nos objectifs de développement durable. L’une de nos grandes actions est de fournir une éducation de qualité suivie d’un apprentissage équitable tout au long de la vie. L’éducation est un processus évolutif, c’est un processus de transformation, de transversalité, pour accompagner un individu toute au long de sa vie. Et cette vie, elle commence avec la famille et lors de la petite enfance. C’est pourquoi, dès le plus jeune âge, nous devons accompagner l’enfant dans son développement cognitif et préparer l’accès à l’école.

Nous voyons que l’école n’est qu’un passage dans l’éducation d’une vie. Nous avons la famille, la communauté, le lieu de travail, mais aussi ce formidable outil de formation et d’apprentissage que sont les médias. L’éducation c’est un outil mais aussi un produit que l’on doit façonner, travailler et c’est pour cela que nous travaillons sur chacune des étapes de ce processus complexe et notamment en ce moment sur la petite enfance et la période préscolaire.”

La révolution numérique, une révolution pour l’éducation ?

“Il est évident que cette révolution numérique que nous vivons actuellement est une révolution en perspective qu’il ne faut pas rater. Il y a pour nous des chances de toujours plus améliorer notre qualité d’éducation, il y a aussi des chances de combler certains fossés éducatifs persistants. Alors bien souvent quand on pense au numérique, on pense souvent à sa complexité, à cet écart qu’il peut créer entre les générations, mais il faut aussi penser à toutes ses applications possible et son potentiel et c’est cela qui est vraiment énorme quand on voit toutes les applications possibles dans notre processus éducatif. On sait que pour cela il faut des infrastructures et c’est là que malheureusement, on rencontre bien souvent  des problèmes de financement, mais heureusement, il y a aujourd’hui la possibilité avec Internet de pouvoir utiliser plusieurs fonctions, plusieurs applications en ligne directement de chez soi. On le voit dans des villages qui fonctionnent au solaire, des villages excentrés mais qui utilisent ces applications, qui regardent la télévision éducative en ligne. Et c’est là un de nos points importants pour avancer malgré les limites que l’on peut rencontrer au niveau des infrastructures physiques.”